Le 20 juin, quelque 60 personnes sont venues assister à la conférence de la FEDIL intitulée « Intelligence Artificielle : mythe ou réalité, défis, opportunités et nouvelles compétences ».

Dans son introduction, Georges Kioes, administrateur FEDIL et membre du groupe de haut niveau sur la transformation digitale, a rappelé que l’intelligence artificielle (IA) touche tous les secteurs de notre économie ; la recherche, la santé, l’automobile ou encore l’industrie. Il a également soulevé le fait que l’utilisation de l’intelligence artificielle génère des inquiétudes et des préoccupations notamment sur les questions juridiques et éthiques et sur le volet de l’impact sur les emplois. Monsieur Kioes a ensuite mentionné les différentes initiatives qui ont été lancées au niveau européen dans un contexte international hautement concurrentiel où la Chine a fait de ce sujet une priorité nationale souhaitant devenir le numéro 1 mondial d’ici 2030 mais également la vision stratégique à l’égard de l’IA du Luxembourg. Il a enfin souligné le positionnement de la FEDIL qui a mis ce sujet à l’agenda de son groupe de haut niveau sur la transformation digitale. Cette conférence est une première étape pour accompagner les membres et les aider à avoir une vue holistique de la matière.

Frederic Robin, Country General Manager d’IBM Luxembourg, a présenté le point de vue d’IBM sur l’IA en débutant par la définition d’IBM de l’IA. Pour IBM, l’IA inclut de l’apprentissage, du raisonnement, la compréhension de l’environnement et l’interaction avec l’être humain. Il a précisé que toutes les IA ne sont pas conçues de la même façon dépendamment du fait qu’elles soient à destination des consommateurs ou à destination des entreprises et leur business model sont de fait, différents. Monsieur Robin a également indiqué qu’IBM travaille constamment avec les institutions européennes pour que la confiance dans cette technologie progresse afin d’éviter tout blocage dans l’adhésion des salariés. Par ailleurs, pour IBM, tous les secteurs et toutes les industries vont être impactés par l’IA et l’impact sur l’emploi sera positif avec la création de nouveaux métiers. Mais il sera nécessaire de former le personnel à ces nouveaux métiers qui seront eux aussi amenés à évoluer car l’IA va en automatiser certains.

Nicholas Hodac, Government and Regulatory Affairs Executive pour IBM Europe, est revenu sur le volet éthique de l’IA qui pose aujourd’hui beaucoup d’inquiétudes. En effet, le développement d’un point de vue éthique sur l’IA aidera à établir une relation de confiance en l’IA. En ce sens, IBM a établi son propre point de vue sur l’éthique pour répondre aux questions suivantes :

  1. Le système est-il juste ? Il s’agit ici de la notion de biais qu’il est nécessaire de mitiger en fonction de la qualité des données traitées et des développeurs.
  2. Peut-on comprendre le système ? Il faut être en mesure d’expliquer le système à différentes typologies de personnes.
  3. Le système est-il robuste ? Est-il par exemple certifié sur certaines normes en cybersécurité ? Le switch-off peut être introduit pour « éteindre » le système si l’on s’aperçoit qu’il a mal appris.
  4. Quelle est la responsabilité en termes de gouvernance mais aussi en termes de valeurs ? Si aucune valeur n’est introduite, le système pourrait apprendre à résoudre un problème sans être en adéquation avec les valeurs de notre société.
  5. Quel est le niveau de précision du système ? Ce point pourrait être amené à être réglementé pour établir des minima.

Monsieur Hodac a ensuite introduit les 4 principes de l’IA développés par le « High Level Expert Group on IA » de la Commission européenne dont IBM est membre, similaires aux 4 principes d’IBM.

  1. L’explicabilité
  2. La justesse dont le biais et l’aspect positif du système IA pour la société.
  3. Le respect pour l’autonomie de l’être humain (IA centrée sur l’humain). L’être humain doit pouvoir décider s’il veut être sujet ou non de l’IA, l’arrêter ou réagir.
  4. La prévention des dangers

Sur base de ces principes, 7 critères ont été définis afin d’opérationnaliser l’éthique. Une auto évaluation de 151 questions avec une phase pilote débutant au 26 juin 2019 permettra aux entreprises de tester ces 151 questions sur leurs applications.

Enfin, Nicolas Guelfi, Professeur à l’Université du Luxembourg, a présenté le projet de l’« Artificial Intelligence and Software Engineering Academy » (AISE). Cette académie, entend proposer un accompagnement sur la stratégie d’acquisition des compétences dans ces deux matières en définissant un programme de formation individualisé et flexible en fonction du besoin des entreprises. Le projet est en phase de sondage auprès des partenaires publics et privés. Toute entreprise souhaitant manifester son intérêt peut le faire en scannant le QR code ci-dessous ou en allant sur le site aiseacademy.lu/survey.

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